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NEUROPHYSIOLOGIE

LE NEURONE
LA SYNAPSE
LA MEMBRANE
LE POTENTIEL DE REPOS
LE POTENTIEL D'ACTION
  • Définition
  • Propriétés
  • Mécanismes membranaires
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LE SOMMEIL

SOMMAIRE

L'INTÉGRATION SYNAPTIQUE

LA NEUROMODULATION

Il existe de nombreuses synapses liées à des récepteurs couplés aux protéines G, récepteurs qui ne sont pas directement associés à un canal ionique. L'activation de ces récepteurs ne produit pas directement des PPSE ou des PPSI mais module l'efficacité des PPSE générés par d'autres synapses liées à des récepteurs-canaux. Cette modulation se fait par le biais de seconds messagers comme l'AMPc, qui diffuse librement dans le cytosol. Ce second messager agit à son tour sur des protéines kinases (PK) - enzymes de phosphorylation - qui modifient la forme des phosphoprotéines cellulaires et donc, leurs fonctions.

Iconographie personnelle - Dr. D. Rose

Une des protéines phosphorylées par l'élévation des taux d'AMPc est ici un type particulier de canal potassique (K) de la membrane dendritique. La phosphorylation entraîne la fermeture du canal et donc, diminue la conductance potassique - augmentant d'autant la résistance de la membrane dendritique. Cette augmentation de la résistance membranaire conduit à une augmentation de la constance d'espace du dendrite - favorisant ainsi l'action des synapses excitatrices distales et augmentant d'autant la probabilité de voir survenir un potentiel d'action au niveau du segment initial. Le neurone postsynaptique devient ainsi plus excitable.

La fixation de nor-adrénaline sur son récepteur modifie peu, en elle-même, le potentiel membranaire mais augmente nettement la réponse induite par un autre neurotransmetteur au niveau d'une synapse excitatrice - et ce, via un récepteur-canal.

Dans d'autres cellules, l'AMPc avec d'autres enzymes peut entraîner des changements fonctionnels inverses sur l'excitabilité cellulaire. L'important est de bien comprendre que les diverses formes de modulation de la transmission synaptique offrent un nombre presque illimité de possibilités de traitement de l'information par le neurone postsynaptique. Ainsi, si la transmission synaptique au travers des récepteurs-canaux est simple et rapide, la transmission de l'information liée aux récepteurs couplés aux protéines G est beaucoup plus complexe et lente. L'avantage majeur de ces chaînes de réaction est sans nul doute la possibilité d'une amplification du signal : l'activation d'un récepteur lié à une protéine G peut entraîner l'activation, non pas d'un seul, mais de très nombreux canaux ioniques. Ces cascades de signaux permettent aussi l'existence de nombreux sites de régulation et peuvent générer des modifications durables du métabolisme cellulaire.